Onpasse ainsi du BIM au CIM (City Information Modeling), maquette numérique à l'échelle non d'un bùtiment mais d'un quartier ou d'une ville, qui accompagne la prise de décision en matiÚre d
Uneville qui s'inspire de la nature. Bienvenue dans la ville de demain! Du 16 au 23 mai 2014 Ă l'Onde, Théùtre Centre d'Arts de VĂ©lizy-Villacoublay : « Ville biomimĂ©tique, ville de demain » Ă l'heure oĂč l'urbanisation cristallise les dĂ©fis environnementaux et oĂč s'effectue une prise de conscience de plus en plus aiguĂ« des impacts, du poids et du rĂŽle de nos citĂ©s, les villes se
Travailcollaboratif sur la ville de demain. ValĂ©rie Manac'h | 13 Nov 2016 | II. La ville de demain. | 0 |. Coruscant, Star wars. ThĂšme 1 â Habiter une mĂ©tropole : La ville de demain. Les Ă©lĂšves sont invitĂ©s, dans le cadre dâune initiation Ă la prospective territoriale, Ă imaginer la ville du futur : comment sây dĂ©placer ?
ArcGISCityEngine est un produit autonome de modĂ©lisation de villes en 3D qui sâadresse aux professionnels de lâArchitecture et de lâUrbanisme dans le cadre de la planification urbaine, simulation, projets dâarchitecture ou de production gĂ©nĂ©rale de contenus 3D. Câest une solution unique qui permet la modĂ©lisation conceptuelle et
Pourlâoccasion, ils ont rĂ©alisĂ© de jolies maquettes issues de divers matĂ©riaux (carton, papier, bois etc.) pour illustrer leur vision des villes de demain. Ainsi, ils se sont inspirĂ© du projet â Dragon Fly â, imaginĂ© par le belge Vincent
Lurbanisme de la ville sâarticule autour de 3 axes linĂ©aires dâest en ouest permettant ainsi un maillage urbain dont lâessor et la dynamique se fera petit Ă petit en expĂ©rimentant, par exemple, un POS qui sera le 1er Ă ĂȘtre mis en Ćuvre en Chine. Une politique en parallĂšle dâimplantation dâespace verts sous la forme dâavenues fortement paysagĂ©es, de parcs dont l
. Photo Christophe Simon, AFP L'architecte espagnol Santiago Pevsner Calatrava Vall prĂ©sente les plans du futur musĂ©e. L'architecte espagnol Santiago Pevsner Calatrava Vall a prĂ©sentĂ© pour la premiĂšre fois mercredi Ă Rio sa maquette du Museu do Amanhã» MusĂ©e de Demain» en construction dans la zone portuaire de la ville en cours de rĂ©novation, un projet de conception Ă©cologique. On voulait pouvoir faire des jardins et une promenade architecturale autour du musĂ©e qui sera un leçon d'Ă©cologie, comme filtrer l'eau de la baie des bassins» sur les cĂŽtĂ©s, a dĂ©clarĂ© M. Calatrava en prĂ©sentant ce musĂ©e scientifique qui doit ĂȘtre inaugurĂ© en 2014. Le musĂ©e n'est pas seulement un objet, il est la ville. Le paysage devient un Ă©lĂ©ment fondamental. Il fallait que l'on voie le monastĂšre de Sao Bento du 17 siĂšcle; il fallait que le bĂątiment soit horizontal», a soulignĂ© l'architecte. Sur le toit, de grandes structures en acier, qui bougent comme des ailes, serviront pour capter l'Ă©nergie solaire. Ce musĂ©e, le premier Ă traiter des possibilitĂ©s de construction de l'avenir, conduira le public Ă rĂ©flĂ©chir sur l'impact de ses actions sur la planĂšte, a expliquĂ© de son cĂŽtĂ© le physicien Luiz Alberto de Oliveira, responsable du contenu du MusĂ©e qui a comme partenaires comme celui de la Villette Paris ou les amĂ©ricains Smithsonian Institute et California Academy of Sciences. Le musĂ©e sera un outil Ă©ducatif sur nos actions d'aujourd'hui qui construiront le monde de demain, sur comment vivrons-nous en 2050 quand nous serons 9 milliards», a encore soulignĂ© M. de Oliveira. Le musĂ©e est construit sur une jetĂ©e, au milieu d'une grande zone verte de 30 000 m2 avec des jardins, des bassins, une piste cyclable et une aire de loisirs. Le bĂątiment fera 15 000 m2. L'eau de la baie de Rio sera utilisĂ©e Ă©galement pour la climatisation de l'intĂ©rieur du musĂ©e. La construction du musĂ©e fait partie d'un ensemble de grands travaux entrepris par la mairie en vue de la modernisation de la ville Ă l'occasion du Mondial de football de 2014 et des Jeux olympiques de 2016. Les travaux de quelque 4,2 milliards de dollars sont financĂ©s par le plus important partenariat public-privĂ© du BrĂ©sil. Le coĂ»t du musĂ©e est estimĂ© Ă 215 millions de reais 112 millions de dollars.
Il y a quelques semaines, Ashoka France, le 1er rĂ©seau mondial dâentrepreneurs sociaux organisait lâavant premiĂšre dâun long mĂ©trage rĂ©alisĂ© par Judith Grumbach et intitulĂ© Une idĂ©e folle. Ce documentaire optimiste nous emmĂšne dĂ©couvrir 9 Ă©tablissements scolaires aux quatre coins de la France, dont les Ă©quipes pĂ©dagogiques tentent chacune, jour aprĂšs jour et Ă leur niveau, de proposer de nouvelles pĂ©dagogies plus en adĂ©quation avec les Ă©lĂšves de notre Ă©poque. Mises bout Ă bout, ces initiatives, mĂȘme si elles nâen ont pas individuellement la prĂ©tention, laissent bien entrevoir une idĂ©e folle »⊠celle de rĂ©inventer lâĂ©cole du XXIe siĂšcle. Bien que lâon ressorte plein dâespoir de cette projection, le film soulĂšve de nombreuses questions. Et parmi elles, il y a celles de lâarchitecture des Ă©tablissements scolaires. Peut-on aujourdâhui rĂ©inventer lâĂ©cole en se passant dâune rĂ©flexion sur lâespace et lâarchitecture des bĂątiments au sein desquels nos enfants passent le plus clair de leur temps ? Cette question, câest celle posĂ©e par Jean-François Bonne, architecte urbaniste associĂ© au sein du cabinet Architecture Studio et qui prit la parole durant le dĂ©bat qui suivait la projection du documentaire. RencontrĂ© Ă cette occasion, nous avons souhaitĂ© en savoir plus sur son expĂ©rience et sur ce quâelle raconte aujourdâhui pour construire les Ă©coles du XXIe siĂšcle. Quelle est votre expĂ©rience de lâarchitecture scolaire ? Au sein dâArchitecture Studio, nous avons travaillĂ© sur de nombreux bĂątiments scolaires et nous sommes intervenus Ă toutes les Ă©chelles. Parmi les premiers projets que nous avons eu la chance de rĂ©aliser, nous avons commencĂ© par la conception dâune Ă©cole maternelle pour terminer ces jours-ci par la livraison de notre dernier projet en date, qui nâest autre que lâuniversitĂ© de Jussieu. De la petite enfance, en passant par le collĂšge, le lycĂ©e, lâĂ©cole supĂ©rieure et jusquâau bĂątiment de recherche, nous avons donc Ă chaque fois Ă©tĂ© amenĂ©s Ă entamer une rĂ©flexion Ă partir dâun programme* rĂ©alisĂ© par un programmiste Ă partir de la volontĂ© du commanditaire qui dĂ©finit les besoins du bĂątiment. Notre volontĂ© a Ă©tĂ© Ă chaque fois de nous adapter au plus prĂšs du projet pĂ©dagogique lorsquâil est visible au sein du programme auquel on a accĂšs. Et ce qui ressort de cette expĂ©rience, câest que le projet semble ĂȘtre de qualitĂ© lorsquâil y a un projet pĂ©dagogique dĂ©fini au prĂ©alable et que le programme auquel on a accĂšs, lorsquâon rĂ©pond Ă un appel dâoffre, est lui-mĂȘme Ă©galement de qualitĂ©, autrement dit quâil sâinspire du projet pĂ©dagogique de lâĂ©cole. Quand je parle dâun programme qualitĂ©, je parle avant tout dâun programme qui puisse dĂ©finir la vie future dâun bĂątiment Ă partir de la relation entre les Ă©lĂšves et toute la communautĂ© Ă©ducative en son sein. Si cette donnĂ©e fondamentale nâest pas dĂ©finie au prĂ©alable, on se retrouve alors avec un programme bateau dans lequel il nây a pas de rĂ©flexion quant aux dispositifs pĂ©dagogiques. Pourriez-vous nous donner un exemple dâintervention qui se basait justement sur un programme de qualitĂ© » ? A lâoccasion du dĂ©bat qui suivait le remarquable film Une idĂ©e folle », jâai Ă©voquĂ© lâexpĂ©rience que nous avions eue avec lâĂ©cole active bilingue Jeannine Manuel situĂ©e dans le quartier Dupleix Ă Paris. Il sâagissait de rĂ©aliser une extension des locaux principaux de lâĂ©tablissement scolaire. Ainsi, sur le terrain de la ZAC Dupleix, au sein duquel nous rĂ©alisions un immeuble dâun programme de logement, lâĂ©cole Jeannine Manuel a obtenu lâaccord de pouvoir y intĂ©grer ces nouveaux locaux aux rez-de-chaussĂ©e ainsi quâau premier Ă©tage. Lâensemble du rez-de-chaussĂ©e et le 1er Ă©tage de cette opĂ©ration, ont donc Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă lâĂ©cole. Lâ Ecole active bilingue Jeannine Manuel â Source Ecole Jeannine Manuel Il sâagissait dâune Ă©cole alternative dotĂ©e dâune pĂ©dagogie trĂšs innovante. En ce qui concerne la disposition des lieux, nous avons donc pu lâarticuler dans un dialogue permanent avec la directrice de lâĂ©cole, ainsi quâavec un certain nombre dâenseignants prĂ©sents autour de la table lors des diffĂ©rentes rĂ©unions prĂ©paratoires que nous avions eues Ă lâĂ©poque. Et ce qui en ressort, câest que cette Ă©cole ne ressemble en rien Ă lâĂ©cole quâon avait rĂ©alisĂ©e quelques annĂ©es auparavant pour des Ă©lĂšves du mĂȘme Ăąge, mais cette fois-ci dans le cadre dâun enseignement public. Cela, pour la simple et bonne raison que lâĂ©quipe pĂ©dagogique de lâĂ©cole active bilingue Jeannine Manuel, nous avait fixĂ© des contraintes trĂšs fortes qui dĂ©coulaient des objectifs pĂ©dagogiques quâelle sâĂ©tait elle-mĂȘme fixĂ©s. Les dispositions qui nous Ă©taient demandĂ©es Ă©taient de pouvoir notamment rĂ©unir des Ă©lĂšves en petits groupes. Câest donc en fonction de ces objectifs pĂ©dagogiques, quâil nous a Ă©tĂ© demandĂ© de concevoir de nombreuses petites salles, qui sâapparentent Ă des petits boxes au sein desquels les Ă©lĂšves pourraient se rĂ©unir en petits groupes. Dans le programme, il Ă©tait Ă©galement prĂ©cisĂ© que des salles de classes plus classiques devaient aussi ĂȘtre prĂ©sentes dans la rĂ©alisation finale. Tous ces Ă©lĂ©ments additionnĂ©s plus dâautres encore, on percevait un certain nombre de lieux qui nous paraissaient alors pouvoir changer lâespace habituel de lâĂ©cole. Nous avons donc rĂ©alisĂ© une Ă©cole qui nâa pas un seul couloir, oĂč lâon retrouve un grand espace dâatrium lumineux Ă©clairĂ© par une verriĂšre en partie haute. Tous les boxes distribuĂ©s par ce grand atrium, sont vitrĂ©s. Les Ă©lĂšves peuvent donc Ă la fois sâisoler et sâouvrir Ă lâespace commun, grĂące Ă des stores intĂ©grĂ©s dans les cloisons vitrĂ©es. Et lorsquâils sortent de lâun de ces boxes dans lequel ils viennent de terminer leur travail en groupe, ils entrent Ă nouveau dans lâespace commun, conçu comme une vĂ©ritable place urbaine. A la fois protĂ©gĂ© et Ă©clairĂ© par des verriĂšres, cet espace commun est un lieu de vie, le lieu des copains. Les Ă©lĂšves avec les professeurs peuvent y organiser des rĂ©unions ouvertes, des fĂȘtes, câest une sorte de lieu informel dans lequel ils peuvent se retrouver. Et au final, cette Ă©cole a donc quelque chose de particulier, puisque lorsque vous y ĂȘtes en tant quâĂ©lĂšves ou professeur, vous ĂȘtes dans un lieu qui fĂ©dĂšre. Notre idĂ©e, au delĂ de ses fonctions, Ă©tait en effet de rĂ©ussir Ă crĂ©er par lâarchitecture, une vĂ©ritable identitĂ© du lieu. Ce lieu dans lequel de nombreuses personnes vont se retrouver, sây investir, sâidentifier, sentir quâils appartiennent Ă un groupe et faire en sorte que grĂące Ă lui, puisse exister un vĂ©ritable lien entre tous les membres de la communautĂ© de lâĂ©cole. Comment se passe concrĂštement le travail architectural lorsque vous devez concevoir un Ă©tablissement scolaire ? Yâa tâil des entretiens organisĂ©s avec lâĂ©quipe pĂ©dagogique ? Quâest ce qui change entre lâĂ©cole dont vous venez de nous parler et dâautres types dâĂ©coles, dite plus classiques ? La plupart du temps, en tant quâarchitectes, nous sommes dans des procĂ©dures de concours, on rĂ©pond donc Ă un appel dâoffre. On envoie un dossier de candidature, basĂ© sur un programme architectural quâon nous fournit au prĂ©alable. Puis on rĂ©dige notre proposition. Sur les candidats qui sont prĂ©sĂ©lectionnĂ©s pour intĂ©grer le concours, un seul candidat aura la chance dâĂȘtre dĂ©signĂ© comme remportant le marchĂ©. On ne rencontre donc jamais lâĂ©quipe pĂ©dagogique qui pourrait nous en dire plus sur les objectifs qui sont fixĂ©s. A lâinverse, nous sommes bridĂ©s par un programme architectural qui fixe les choses et la plupart du temps, il ne contient pas de rĂ©flexion prĂ©alable sur la vie et la pĂ©dagogie que les enseignants veulent dans lâĂ©tablissement. La qualitĂ© dâun bĂątiment scolaire relĂšve forcĂ©ment du travail de lâarchitecte en tant que lieu, mais avant le travail de lâarchitecte il y a nĂ©cessairement une Ă©tape prĂ©alable qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre aussi importante que le travail de lâarchitecte pour parvenir Ă la bonne utilisation du bĂątiment. LâidĂ©al serait donc de crĂ©er une rencontre entre les architectes qui conçoivent le projet et lâĂ©quipe pĂ©dagogique. On comprendrait mieux quel est le dĂ©sir des pĂ©dagogues. Lâarchitecte ne peut pas tout inventer et le projet se nourrirait Ă©videmment de ce dialogue. Quand on a compris, pour lâĂ©cole Jeannine Manuel, que la pĂ©dagogie exigeait de temps en temps de rĂ©unir les Ă©lĂšves en petits groupes de 5 personnes, on a eu lâidĂ©e de concevoir de nombreux petits boxes et cela fonctionne Ă merveille selon lâusage quâils nous avaient dĂ©crit au dĂ©part. NĂ©cessairement, avant le travail de lâarchitecte il faut donc quâil y ait un travail prĂ©alable vis-Ă -vis du programme pĂ©dagogique et mĂȘme plus Comment imagine-t-on la relation au quotidien dans lâespace temps des enfants et des adultes qui sont dans la communautĂ© scolaire ? Comment la vie doit-elle ĂȘtre imaginĂ©e pour que cela fonctionne bien ? Ce sont toutes ces questions auxquelles il faut rĂ©pondre. Ensuite seulement, on peut imaginer le programme pĂ©dagogique, autrement dit, quâest ce quâon va leur apprendre. Câest le travail quâil est nĂ©cessaire dâengager. Il sâagit donc de convaincre les administrations pour faire bouger les lignes. Ensuite les architectes pourront saisir trĂšs facilement ce que doit ĂȘtre lâillustration de ces projets extraordinaires que les Ă©quipes pĂ©dagogiques entendent rĂ©aliser. Câest dans cette optique que jâai interpellĂ©e la reprĂ©sentante du MinistĂšre de lâEducation Nationale qui Ă©tait dans la salle de projection le jour de la diffusion du documentaire. En plus de cette rĂ©flexion prĂ©alable que vous prĂ©conisez sur les objectifs pĂ©dagogiques, quelle est la spĂ©cificitĂ© de votre agence au regard des diffĂ©rentes rĂ©alisations que vous avez livrĂ©es ? LâUniversitĂ© de la Citadelle Ă Dunkerque â Source Architecture Studio Au delĂ de la rĂ©ponse aux besoins, qui sont exprimĂ©s dans le programme, on essaie toujours dâaller un peu plus loin. Concernant lâUniversitĂ© de la Citadelle Ă Dunkerque par exemple, le terrain attribuĂ© comportait un ancien entrepĂŽt des tabacs, emblĂ©matique dâune imagerie portuaire et de lâhistoire du lieu. Nous avions alors la libertĂ© dans le concours de garder le vieux bĂątiment ou de le dĂ©truire. La moitiĂ© des candidats avait choisi de dĂ©molir le bĂątiment. Nous lâavons au contraire conservĂ©. Les planchers de lâentrepĂŽt ont Ă©tĂ© dĂ©truits rĂ©vĂ©lant la structure bois et le volume existants lâespace créé a Ă©tĂ© offert aux activitĂ©s culturelles de lâuniversitĂ© et de la ville. Non seulement on a donc choisi de le garder, mais plus encore, de ne pas lâoccuper par les fonctions du programme pour le laisser appropriable par les Ă©tudiants et on a gagnĂ© ce concours. Au final, nous avons donc offert aux Ă©tudiants un bĂątiment de 1 000 m2 et de 20 mĂštres de haut en plus du programme. Et ce bĂątiment a Ă©tĂ© entiĂšrement pris en main par les Ă©tudiants. Au moment du carnaval, le lieu devient un vĂ©ritable pole culturel du quartier qui ouvre lâuniversitĂ© dans la ville. Si les occupants prennent les choses en main, ces lieux suscitent des Ă©changes entre toutes les personnes qui vivent dans les murs et mĂȘme au-delĂ . Ecole Novancia â Source Architecture Studio Pour lâEcole Novancia, situĂ©e dans le 15e arrondissement de Paris, nous avons rĂ©alisĂ© une grande cour entre deux bĂątiments, lâancien et le nouveau quâon a du crĂ©er. Nous avons donc conçu un entre deux grĂące Ă une sorte de grand atrium, lui-mĂȘme recouvert dâune grande verriĂšre. Câest un grand hall supplĂ©mentaire, dans lequel on a utilisĂ© le toit du grand amphithéùtre pour crĂ©er comme une espĂšce de terrasse intĂ©rieure, qui aujourdâhui est un nouveau lieu Ă part entiĂšre. Ce lieu sâest trĂšs vite vu appropriĂ© par les Ă©tudiants pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un vĂ©ritable lieu de vie, une espĂšce de salon collectif. Le fait est que ce lieu, comme pour lâUniversitĂ© de la Citadelle Ă Dunkerque, nâĂ©tait pas prĂ©vu Ă la base, alors quâaujourdâhui, câest un vĂ©ritable lieu de vie pour lâĂ©cole. On cherche donc Ă chaque fois Ă faciliter la vie de la communautĂ© en crĂ©ant des lieux quâelle pourrait habiter. Notre intervention va donc au delĂ de la seule rĂ©ponse Ă un programme pĂ©dagogique. Enfin, sur le collĂšge innovant de Mantes-la-Jolie pour lequel nous venons de concourir, le programme architectural propose une rĂ©partition de lâespace temps complĂštement innovante pour lâensemble de la communautĂ© scolaire qui composera cet Ă©tablissement. En ce qui concerne lâaspect pĂ©dagogique, de nombreuses innovations seront mises en place. Les Ă©lĂšves qui seront inscrits dans ce collĂšge, seront tous intĂ©grĂ©s au sein une Ă©quipe dâune trentaine dâĂ©lĂšves. A chacune de ces Ă©quipes qui ne seront pas forcĂ©ment composĂ©es dâenfants issus de la mĂȘme classe dâĂąge, sera attribuĂ©e une salle de rĂ©fĂ©rence, qui sera leur maison ». Chaque Ă©quipe et par consĂ©quent chaque Ă©lĂšve composant ces Ă©quipes, pourra faire ce quâil veut dans cet espace, qui sera en quelque sorte leur salon ». Les Ă©lĂšves pourront sây reposer durant lâintercours, se rĂ©unir durant la pause de midi, que sais-je encore, mais en tout cas, ils seront libres dâamĂ©nager ce lieu comme ils le souhaitent et donc de se lâapproprier. Par ailleurs, les Ă©lĂšves ne seront pas rĂ©partis dans des classes de niveaux et nâauront pas de classe attribuĂ©e. Ils auront des cours qui ne seront pas forcĂ©ment organisĂ©s sous forme de plĂ©niĂšre, mais plutĂŽt sous forme de groupes de sĂ©minaires. Ils pourront donc intĂ©grer des groupes de 2 de 4, de 15, de 30 voire mĂȘme de 150⊠Au niveau des espaces, la corrĂ©lation habituelle entre une classe de 5e A avec une piĂšce de 50 m2 qui ferait office de salle de classe quotidienne nâexiste donc pas. Nous avons alors Ă©laborĂ© une proposition mettant en avant un grand hall qui permettrait dâorganiser des activitĂ©s festives. Câest un lieu en plus, pour lequel on a poussĂ© les murs et surtout pour lequel nous avons proposĂ© de supprimer les espaces de couloirs situĂ©s au rez-de-chaussĂ©e. Tous les locaux du rez-de-chaussĂ©e sont donc lien direct avec le hall. De ce fait on obtient un hall beaucoup plus grand capable de participer au projet pĂ©dagogique. Au delĂ de la motivation habituelle que nous avons aujourdâhui pour remporter ce concours, il y a pour nous une rĂ©elle envie de pouvoir discuter avec des personnes qui attendent rĂ©ellement quâon leur parle de leur espace un espace quâils apprĂ©hendent comme indispensable Ă la bonne rĂ©alisation des objectifs pĂ©dagogiques. Alors pour rĂ©sumer, comment aujourdâhui on fait bouger les murs des Ă©coles de demain ? Si on veut que ça bouge, si on veut vraiment faire changer lâĂ©cole et lĂ je parle des murs de lâĂ©cole, il est nĂ©cessaire quâil y ait un travail pĂ©dagogique prĂ©alable qui compose le programme qui sera soumis aux architectes. Il est donc nĂ©cessaire que dans les programmes quâon donne aux architectes, il y ait du sens qui soit ajoutĂ©. De cette maniĂšre, on pourra ouvrir les portes et donner les espaces adĂ©quats Ă dâautres types de pĂ©dagogies. Il y a 20 ans, nous avions participĂ© Ă la rĂ©alisation dâun lycĂ©e innovant. Ce lycĂ©e Ă©tait en effet novateur pour lâĂ©poque, mais dans les structures spatiales que son programme architectural dĂ©crivait, il nâĂ©tait en rien diffĂ©rent de ses contemporains. Cela ne suffit donc pas de dire quâon souhaite des lycĂ©es innovants. Il faut rĂ©ellement se poser la question de ce que doit ĂȘtre lâinnovation dans un Ă©tablissement scolaire. Selon moi, il ne sâagit pas seulement de rajouter quelques Ă©lĂ©ments techniques, comme des installations informatiques de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, ou dâautres Ă©lĂ©ments technologiques⊠Ce qui est innovant avant tout, câest la pratique de la pĂ©dagogie entre les enfants et les adultes, et par delĂ , cette pratique, ce que lâon souhaite mettre dans lâespace qui accueillera ces pratiques.
Dans le cadre de la rĂ©forme 2016, il est demandĂ© aux professeurs de travailler avec les Ă©lĂšves la gĂ©ographie prospective. Il sâagit dans ce cas prĂ©cis dâune activitĂ© de crĂ©ation qui consiste Ă imaginer plusieurs Ă©volutions possibles au sein dâun territoire. Lâaffichage des travaux dâĂ©lĂšves a Ă©tĂ© possible grĂące Ă lâautorisation des parents, je les en remercie sincĂšrement. Les citĂ©s de demain ne sont pas celles forcĂ©ment dont on rĂȘvait hier. Jamais nos mĂ©tropoles nâont autant changĂ© quâau cours des derniĂšres dĂ©cennies Ă cause de lâurbanisation massive. La population mondiale augmente et il y a de plus en plus de citadins ! La maquette d'Alice, AnaĂŻs, ĂloĂŻse 6Ăšme7 La Padlet. La grille dâĂ©valuation des maquettes est lĂ ! La mĂ©thode du Quels seront les modes de transport que vous utiliserez dans la citĂ© de lâavenir ? ThĂšme 2 = la ville miroir â Comment sera lâarchitecture de nos mĂ©tropoles ? ThĂšme 3= la ville ventre â Comment nourrir les habitants de nos villes demain ? ThĂšme 4 = la smart city â Comment communiquer dans la ville de demain ? ThĂšme 5 = la ville intĂ©gratrice â Comment mieux vivre ensemble dans la ville de demain ? ThĂšme 6 = Comment faire vivre une ville durable ? La maquette d'InĂšs C. 6Ăšme4. Dans le cadre de la liaison Ăcoles / collĂšge, des visites dâĂ©lĂšves volontaires sont proposĂ©es dans leurs anciennes Ă©coles primaires. Lâaffiche utilisĂ©e au sein de lâĂ©tablissement a permis de mobiliser les Ă©lĂšves pour le concours de la maquette de la ville de demain. Des liens utiles, ici. Ou ici ! La maquette de Sara, Lucie, SalomĂ©, Lola 6Ăšme5. Pour publier des travaux dâĂ©lĂšves, des rĂšgles Ă respecter !
La ville de demain programmation du trajet de navettes Ă©lectriques 17 avril - VidĂ©o Sciences et technologie Lumni Ce cour de technologie a pour sujet la ville de demain en constat rĂ©alisĂ© les grandes mĂ©tropoles sont polluĂ©es mars 2019. HypothĂšse serait-ce dĂ» aux dĂ©palcements des voitures Ă moteur Ă combustion ? Si on regarde la mĂȘme carte rĂ©alisĂ©e en mars 2020, on remarque qu'il y a une baisse de la pollution, liĂ©e en partie Ă la baisse de la circulation automobile. Et si on imaginait la ville de deamin ? L'occasion de modifier nos pratiques. Comment la technologie pourrait nous aider Ă agir de maniĂšre ethique et responsable de façon Ă limiter la pollution urbaineet amĂ©liorer la qualitĂ© de l'air ?
La mobilitĂ© Ă©merge en France. L'Institut français des sciences et technologies des transports, de lâamĂ©nagement et des rĂ©seaux Ifsttar s'intĂ©resse Ă la route intelligente depuis quelques annĂ©es et a lancĂ© le projet "R5G" pour dĂ©velopper la route communicante de demain. Mais quels matĂ©riaux utilise-t-on pour rendre ces routes intelligentes ? Les innovations sont importantes. Demain, la route sera sĂ»rement composĂ©e de matĂ©riaux innovants lui permettant de sâauto-rĂ©parer et dâĂȘtre autonome en Ă©nergie. La chaussĂ©e sera chauffante ou refroidissante en fonction des conditions mĂ©tĂ©orologiques. Elle fera Ă©galement la part belle aux matĂ©riaux bio-sourcĂ©s pour remplacer les matĂ©riaux dâorigine pĂ©troliĂšre. Vers une route de lâauto-diagnotic BientĂŽt, la route pourra auto-diagnostiquer une dĂ©formation de la chaussĂ©e ou envoyer des informations sur le trafic. Pour ce faire, elle renfermera des capteurs de dĂ©formation interconnectĂ©s, des fibres optiques ou des nanomatĂ©riaux. IncorporĂ©e au niveau de la bande de roulement, la fibre optique peut mesurer les dĂ©formations. Les changements de frĂ©quence de la lumiĂšre Ă lâintĂ©rieur de la fibre tĂ©moignent en effet de dĂ©formations prĂ©coces et permettent dâagir pour Ă©viter des dĂ©gradations plus importantes. Lâauto-diagnostic pourrait aussi se faire grĂące Ă des nanocomposites prĂ©sentant des propriĂ©tĂ©s piĂ©zoĂ©lectriques. LâidĂ©e est alors de dĂ©poser une couche dâun nanocomposite Ă base dâargile, de graphite et de nanotubes de carbone dans la couche de roulement. Ainsi, dĂšs quâune pression sâexcerce sur la chaussĂ©e, le nanocomposite gĂ©nĂšre un courant Ă©lectrique entre deux Ă©lectrodes en aluminium. Une fois les signaux traitĂ©s, cela permet dâavoir une image de lâĂ©tat de la route ou du trafic. La route sera-t-elle solaire ? Demain, les routes seront peut-ĂȘtre transparentes ou semi-transparentes, enfermant des capteurs photovoltaĂŻques sous la surface de chaussĂ©e. Le projet Solar roadways aux Etats-Unis et Solar road aux Pays-Bas sont les plus avancĂ©s. Les Pays-Bas viennent dâailleurs dâinaugurer une piste cyclable solaire renfermant des panneaux photovoltaĂŻques et une surface de chaussĂ©e en verre. LâIffstar travaille Ă©galement sur ce sujet depuis 2012. On travaille sur des revĂȘtements en verre pilĂ© qui ressemblent Ă du bĂ©ton bitumineux classique, avec un aspect semi-transparent. Le liant entre le verre pilĂ© est soit vĂ©gĂ©tal soit une rĂ©sine classique », confie Nicolas HautiĂšre, Directeur de projet R5G Ă lâIfsttar. LâĂ©lectricitĂ© produite pourra ĂȘtre injectĂ©e dans le rĂ©seau Ă©lectrique public, alimenter les Ă©clairages de la route ou recharger les batteries des vĂ©hicules Ă©lectriques en roulant. La chaussĂ©e chauffante ou refroidissante Pour refroidir une route en Ă©tĂ© ou la dĂ©givrer en hiver, lâIffstar envisage de faire circuler sous la chaussĂ©e un fluide caloporteur. On vient transformer la route en pompe Ă chaleur », prĂ©sente Nicolas HautiĂšre. On vient faire un Ă©changeur de chaleur entre la couche de chaussĂ©e et le sous-sol en Ă©tĂ©, le fluide chauffe au contact du soleil et transporte la chaleur au sous-sol. Lâhiver, câest lâinverse, on fait monter la chaleur pour rĂ©chauffer la chaussĂ©e », rĂ©sume Nicolas mĂšne actuellement un test sur ce procĂ©dĂ© Ă Aigleton, sur le site de lâEcole dâApplication aux mĂ©tiers des Travaux Publics EATP. Pour une meilleure adaptation au changement climatique, les chercheurs revisitent Ă©galement le concept de chaussĂ©e-rĂ©servoir » ou chaussĂ©e-poreuse », technologie datant des annĂ©es 1980. Ces chaussĂ©es permettent de stocker les eaux pluviales dans le corps de chaussĂ©e. Cela permet de rĂ©guler lâĂ©coulement des eaux, afin de ne pas saturer le rĂ©seau dâeaux pluviales et Ă©viter ainsi les risques dâinondations en cas de fortes pluies. Des matĂ©riaux de plus en plus bio-sourcĂ©s Rappelons-le, le bĂ©ton est un mĂ©lange de granulĂ©s gravillons, sables⊠et dâun liant permettant de les agglomĂ©rer. Ce liant est souvent du bitume, un mĂ©lange trĂšs visqueux dâhydrocarbures. Le matĂ©riau de la route du future se doit donc dâĂȘtre plus Ă©cologique. LâIfsttar travaille sur des matĂ©riaux comprenant des liants bio-sourcĂ©s, notamment Ă base de micro-algues, pour prĂ©parer lâĂšre post-pĂ©trole. Si la filiĂšre micro-algues se met en place pour produire des biocarburants, nous pourrons utiliser les dĂ©chets de production pour faire des liants pour les routes », assure Nicolas HautiĂšre. Cela permettra de remplacer les liants bitumineux issus du bas de la chaĂźne de raffinage du pĂ©trole, par un liant naturel dâorigine micro-algale », prĂ©cise-t-il. Cet enjeu a Ă©tĂ© explorĂ© dans le cadre du projet Algoroute. Câest pour quand et Ă quel prix ? Les technologies vont se dĂ©ployer petit Ă petit », prĂ©voit Nicolas HautiĂšre. La rapiditĂ© de diffusion des innovations dĂ©pendra des industriels, des financements, des politiques et de lâacceptabilitĂ© de la sociĂ©tĂ©. »Si lâon veut passer Ă grande Ă©chelle sur des dĂ©monstrateurs sur des routes circulĂ©es, lâobstacle nâest plus le financement, mais le politique », dĂ©fend-il. Ces dĂ©monstrateurs devront intĂ©grer plusieurs sous-ensembles de ces innovations. Il faudra Ă©valuer la synergie entre les solutions techniques, mais Ă©galement identifier les Ă©ventuels problĂšmes de mises en Ćuvre simultanĂ©es. Les premiers transferts industriels Ă grande Ă©chelle sont prĂ©vus dâici 2020. Quels en seront les coĂ»ts et comment les travaux seront-ils financĂ©s? Câest la grande inconnue pour le moment. Malheureusement, la mise au ban de lâĂ©cotaxe nâest pas actuellement une bonne nouvelle pour le financement de ces infrastructures. Il faudra donc rapidement concevoir de nouveaux outils de politiques publiques pour financer le dĂ©ploiement des diffĂ©rentes combinaisons innovantes de la R5G Ă lâensemble du territoire. Une chose est nĂ©anmoins sĂ»re Si lâon arrive Ă faire des choses plus intĂ©grĂ©es, prĂ©fabriquĂ©es et diffusĂ©es Ă grandes Ă©chelles, cela coĂ»tera moins cher que dâavoir des technologies indĂ©pendantes les unes des autres qui se dĂ©veloppent une Ă une », affirme Nicolas HautiĂšre. Plusieurs autres questions demeurent Quelle sera la durĂ©e de vie de ces technologies par rapport Ă lâinfrastructure? Comment traiter les donnĂ©es big data lorsque ces routes seront gĂ©nĂ©ralisĂ©es ? Faut-il privilĂ©gier le rĂ©seau autoroutier, les routes nationales ou les routes urbaines ? Comment prioriser les zones Ă installer ? Tout autant de dĂ©fis Ă relever. Alors, la route de demain comprendra-t-elle une chaussĂ©e transparente, sous laquelle se trouveront des panneaux solaires, un fluide caloporteur, des capteurs et des matĂ©riaux bio-sourcĂ©s? RĂ©ponse prochainement ! La route de 5e gĂ©nĂ©ration permettra aussi de mieux gĂ©rer le trafic en faisant communiquer les vĂ©hicules entre eux et avec les infrastructures. Mais ceci est un autre dĂ©fi que nous vous avons dĂ©jĂ racontĂ©. Par Matthieu Combe
comment faire une maquette de la ville de demain